Histoire du tourisme social

Origine

Le tourisme tel qu’on le connaît aujourd’hui  n’est apparu qu’au XIXe siècle. A cette époque, il était réservé à une élite bourgeoise puisque les lois régulant le travail ne prévoyaient pas de congés pour les employés qui devaient travailler tous les jours, même le dimanche.  Les possibilités de partir en vacances pour la grande majorité des citoyens étaient donc très restreintes.

En 1936, l’adoption par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) de la Convention no 52 sur les congés payés, signera le point de départ du tourisme social. Le principe de cette convention sera également repris dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 où l’on affirme que «toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques ».

C’est pourquoi on peut affirmer que le tourisme social est né d’une exigence éthique portée par une revendication militante dont la légitimité repose sur un droit, le droit au tourisme, prolongement naturel du droit au travail et au repos, aux congés payés et aux vacances.

Certains historiens estiment cependant que le tourisme social aurait commencé quelques décennies auparavant, avec la création de colonies de vacances pour enfants défavorisés (activité plus tard reconnue pour son intérêt éducatif, et donc élargie à toutes les classes sociales) et l’apparition d’auberges de jeunesse à l’aube du XXème siècle. Le système de camping et de gîte chez l’habitant est également apparu à la fin du XIXème siècle. A cette époque, la grande majorité des infrastructures touristiques appartenaient au secteur privé, que ce soit des organisations qui aient pour but de favoriser l’accès du tourisme à une population plus large, ou des entreprises commerciales.

Il faudra attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour voir apparaître dans certains pays des politiques sociales du tourisme, notamment l’aide à la pierre (aide à la construction, rénovation, modernisation d’équipements et d’infrastructures) et l’aide à la personne (mesures visant à faciliter les départs en vacances). De très nombreuses associations virent également le jour, sous l’égide de syndicats, de mouvements familiaux, de comités d’entreprises, etc. toutes vouées au développement et à l’élargissement du tourisme social.

En plus de ces différentes associations, souvent établies au niveau national, on vit apparaitre également au sortir de la guerre plusieurs fédérations, nationales ou internationales, regroupant des organismes œuvrant pour le même objectif. Tel est le cas de la Fédération internationale de Camping et Caravaning et de la Fédération internationale des Auberges de Jeunesse.

C’est dans ce contexte que sera créé un peu plus tard, en 1963, le Bureau international du Tourisme Social (BITS) dont le principal fondateur, Arthur Haulot, assurera pendant de nombreuses années la promotion et le développement du tourisme social à l’échelle mondiale.

C’est sur ces base que  « Enpartance IDF », association régionale, affiliée au réseau associatif national de l’ANCAV TT,  travaille avec les Comités d’Entreprises, les Comités d’Œuvres Sociales et les Collectivités. Tous ensemble, nous sommes engagés dans une politique commune de solidarité, de mutualisation et d’innovations sociales. Nous agissons pour favoriser l’accès aux activités culturelles et de loisirs, aux vacances de qualité, pour tous.

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